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jeudi 11 novembre 2010

Le rire du Cyclope de Bernard Werber

 
Quatrième de couverture:

Un coffret renferme l'arme absolue.
La plus inattendue, la plus imparable.
Le célèbre comique, le cyclope, est mort d'avoir voulu le posséder.
On ne l'ouvre qu'à ses risques et périls...

Après le père de nos pères et l'ultime secret, une nouvelle enquête de Lucrèce et Isidore au coeur d'un des grands mystères humains : le rire

Mon avis :

Après « le père de nos pères », où Lucrèce et Isidore enquêtaient sur l'origine de l'humanité et « l'ultime secret » où ils s'intéressaient aux mystères du cerveau, la jeune journaliste bagarreuse et l'ancien policier pacifiste se posent une nouvelle question : pourquoi rit-on ?

Le début est semblable aux deux premiers tomes : une mort mystérieuse dont seule Lucrèce semble penser qu'il s'agit peut-être d'un assassinat. Le comique Darius Wozniak, dit "le cyclope" est retrouvé mort dans sa loge, la police conclut à une crise cardiaque mais il y a un fait troublant : des témoins jurent l'avoir entendu éclater de rire avant de s'effondrer, raide mort.

S'ensuit le début de l'enquête de Lucrèce où elle va à la rencontre de la famille de la victime ainsi que de différents protagonistes du rire.
J'ai un peu regretté le fait que l'enquête se fasse aussi facilement. Je m'explique : à chaque personne interrogée, celle-ci révèle quasiment toujours où poursuivre l'enquête. Cela permet bien sûr de faire avancer facilement l'histoire mais j'aurais aimé que les enquêteurs peinent un peu de temps en temps comme dans une vraie enquête, car pour le coup cela manque un peu de réalisme.

Par contre ce que j'ai adoré c'est la nouvelle relation entre les deux personnages principaux : Lucrèce et Isidore. En effet celle-ci est beaucoup plus complexe que dans les tomes précédents où je trouvais que les rapports qu'ils entretenaient étaient assez plats et pas vraiment intéressants.
De plus je trouve que ces personnages gagnent en profondeur dans ce roman. Leurs caractères deviennent également plus complexes. Par exemple je n'aurais jamais imaginé dans « le père de nos pères » ou « l'ultime secret » Isidore capable de violence.  Or dans « le rire du cyclope », il s'énerve et devient violent, et contre Lucrèce en plus ! (Mais c'est vrai qu'elle l'avait mérité !)

De même, Werber explore le passé de Lucrèce, on apprend par exemple l'origine de son comportement assez bagarreur ainsi que la raison pour laquelle elle a été cambrioleuse.
J'aime beaucoup le fait que les deux personnages ne se cantonnent plus à leurs descriptions de quelques lignes. Dans « le rire du cyclope » ils gagnent une part d'imprévisibilité, ce qui les rend beaucoup plus intéressants.

Le style est très bon, l'histoire se lit facilement malgré quelques longueurs parfois.

Venons-en à l'histoire : elle m'a plu mais ce n'est pas ma préférée de Werber. Cela vient du fait que le thème est beaucoup moins scientifique, j'ai appris beaucoup moins de choses dans ce roman (à part quelques blagues)  que dans ses précédents et c’est ce que j’adorais chez Werber.

En résumé : Même si ce n’est pas mon roman préféré de Bernard Werber, ce fut tout de même une lecture agréable et j’ai été contente de retrouver Lucrèce et Isidore !

Ce livre et moi : je remercie grandement Nicolas Aouizerate des éditions Albin Michel de m'avoir permis cette lecture!

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