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vendredi 5 février 2016

Libres sont les papillons au théâtre Rive Gauche

L'histoire : 

En apparence, ils sont normaux ; en réalité, ils cachent un secret.

Quentin, vingt ans, vient de s'installer dans un studio à Paris. Sa voisine, Julia, même âge, libérée et rigolote, a envie d'une aventure avec lui tandis que Florence, la mère protectrice, rôde pour faire revenir son fils à la maison. Tous aiment, mais aiment maladroitement, en se faisant mal... Libres sont les papillons ? Une comédie aussi drôle que touchante, un véritable classique contemporain de Broadway adapté dans le Paris d'aujourd'hui par Eric-Emmanuel Schmitt.

Mon avis :

La semaine dernière j'ai eu la chance de voir une très belle pièce : Libres sont les papillons. Je remercie Laetitia, community manager du théâtre rive gauche pour cette magnifique découverte théâtrale ! 

Dès le début de la pièce on se laisse prendre par le jeu des acteurs et la mise en scène. Puis quelques minutes plus tard vient le moment clé de l'histoire, que je n'indiquerai pas ici car je trouve que c'est cette surprise qui donne à cette pièce autant de charme. A partir de ce moment j'ai été captivée par les différentes scènes et je n'ai pas vu les minutes passer ! 

J'ai appris par la suite que cette pièce a été originellement écrite en 1970 aux Etats-Unis par Léonard Gershe et adapté par Eric Emmanuel Schmitt pour cette version française qui se passe à Paris. J'ai trouvé l'adaptation très réussie, je n'ai jamais eu l'impression de voir une pièce d'une autre époque, au contraire l'histoire et les sujets traités me paraissaient très actuels (le départ du foyer familial, les rapports mère fils...). 

C'est une pièce à la fois drôle et émouvante, les émotions s'enchaînent et s'alternent sans laisser de répit aux spectateurs, pour notre plus grand plaisir. 

Les acteurs sont excellent, j'ai eu un coup de cœur pour Julien Dereims très crédible dans son rôle.

En résumé : Incontestablement une des meilleures pièces que j'ai vues, à voir absolument ! 



Crédit photo : Fabienne Rappeneau

Pour en savoir plus : 
Libres sont les papillons au théâtre Rive Gauche
6 rue de la Gaîté, 75014 Paris

Du 5 février au 29 mai 2016
Du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h 
Pour réserver c'est ici

Une pièce écrite par : Léonard Gershe et adapté par Eric-Emmanuel Schmitt
Mise en scène : Jean-Luc Moreau
Avec : Nathalie Roussel, Julien Dereims, Anouchka Delon et Guillaume Beyeler

3 commentaires:

  1. Une pièce que je ne verrai pas à Parsi puisque je suis avignonnaise mais peut-être passera-t-elle au festival d'Avignon. Je me souviendrai du titre!

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  2. J'avais vu Anouchka Delon faire la promotion de cette pièce qui me tentait bien.Malheureusement, je n'ai aucun déplacement à Paris prévu à ces dates là.Dommage, ton enthousiasme donne encore plus envie de ne pas rater cette pièce!

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  3. Je ne partage pas du tout votre appréciation de cette pièce que j'ai vue hier soir. La salle était d'ailleurs aux 2/3 vide.

    Joli décor, mise en scène vivante, on sourit quelquefois.
    Les deux personnages principaux jouent bien avec un surjeu pour la jeune fille qui donne d'ailleurs l'impression d'être plus explosive qu'elle ne veut le montrer. (On verra plus tard dans sa carrière...) La mère aussi surjoue un peu dans son rôle de protectrice castratrice, sauf à la fin où son ton s'affine. Le fils est impeccable, très crédible, touchant. En revanche, l'autre zigoto n'est pas à la hauteur du personnage qu'il devrait figurer ; il semble ballot alors qu'il devrait être un Don Juan opportuniste et menfoutiste.

    Et le texte est gentillet, pétri de bons sentiments dans une situation presque banale à propos du handicap, de l'amour maternel et de la prise de liberté. On devine souvent "le mot" qui va suivre. On espère toujours autre chose mais on voit les gros sabots qui avancent pesamment ou au contraire, qui étonnent car il y a des "manques". Par exemple, aucune indication du changement de point de vue de la mère..
    Tiens, à un moment, la jeune fille dont on sait qu'elle n'est pas cultivée a une expression qui ne relève pas du tout de son niveau de langue. Quelque chose comme "Je ne m'aventurerais pas à..." C'est un bug, nan ?

    L'ensemble n'est pas très crédible. Particulièrement quand la jeune fille revient au bras d'un autre sans état d'âme, et ne cesse de l'enlacer et de se faire peloter devant son amoureux d'un jour et sa mère devant laquelle elle avait précédemment une attitude plus retenue. Qui fait ça ?! Tout ce cinéma pour bien nous faire comprendre, nous montrer, nous prouver sa légèreté ou son lunatisme. Dans le cas où on ne l'aurait pas bien vu, allez, encore un bisou ! Qu'elle doive faire sa valise nous aurait suffit, monsieur le metteur en scène...

    Personnellement, je ne me suis pas profondément ennuyée mais avec cette impression d'avoir quand même perdu mon temps.

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